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Alice
Lyner, 2011. 280
pages, format 16x24 cm . ISBN
: 978-2-918352-23-5
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«
Une longue pièce mélo-dramatique où se
côtoient les rires et les larmes ». Est-il
possible de présenter ce recueil de poèmes mieux
que l’auteur ne le fait lui-même ?. C’est
en effet, avec beaucoup d’habileté et de
sensibilité que Jean-Louis Boncœur manipule vers,
rimes et autres couplets pour évoquer les sujets qui
lui sont chers : les rapports entre les générations,
l’attachement aux objets ou aux animaux, us et coutumes,
.... Appréciés
autant pour le « parlage d’cheuz-nous » que
pour les anecdotes typiquement berrichonnes, ces poèmes
ne laisseront pas insensible le lecteur. édité
à de multiples reprises, Le Berger m’a dit
demeure l’œuvre majeure de Jean-Louis Boncœur.
A l’occasion du centenaire de sa naissance,
l’intégralité de ses poèmes, dont
quelques inédits, sont regroupés ici en un seul
volume et complétés par un glossaire.
Édouard
Lévêque, dit Jean-Louis Boncœur, naît
à La Châtre, Indre, en 1911.Issu par sa mère
d’une lignée de couturières, il éveille
son goût pour la «parure» de l’acteur. « Les
Gays Escholliers », troupe du Collège ont
été un premier tremplin. En
1935, avec la « Compagnie Dramatique Comoedia »,
il créé son propre outil. Il en maîtrise
toutes les missions et fonctions :administration,
programmation, mise en scène, décors,
interprétation. Molière,
Feydeau, Musset, etc … constituent un répertoire
éclectique qu’il complète par l’écriture
de ses trois pièces paysannes. Imaginez:
au début des années 40, une hétéroclite
«Compagnie de Variétés Paris-Berry»
sillonne la région, donnant des spectacles au profit
des Prisonniers de Guerre. Édouard Lévêque
y alterne deux rôles: celui d’un comique troupier
et celui d’un conteur patoisant, interprétant les
textes de Gabriel Nigond.Dès lors se dessine le
personnage de Jean-Louis Boncœur, silhouette familière
de berger, diseur de poèmes roses, gris ou noirs. Leur
écriture s’étend sur un demi-siècle:
près de cent pièces, réunies sous le
titre: «Le Berger m’a dit …»,
constituent son œuvre majeure et furent, sur scène,
les partitions de milliers de représentations. Édouard
Lévêque / Jean-Louis Boncœur aborda la
peinture et la sculpture. La pratique assidue du dessin
affina la force de son traît. Non seulement illustrateur
de ses propres écrits, il fut celui d’Hugues
Lapaire, de Gabriel Nigond, de François Terrasson
. Conférences
et prestations en Universités, enregistrements radio ou
télévision alternent avec les prestations sur
scène.Jean-Louis Boncœur est mort en 1987,
laissant en chantier bien d’autres projets.
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