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Editions
Royer, 1989
176
pages, format 15 x 22
ISBN
: 978-2-9501444-7-8
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Jacqueline
Tardivon, depuis de nombreuses années, étudie
l'histoire de sa ville, Mézières-en-Brenne, et a
rassemblé, au cours de ces recherches, de nombreuses
notes et documents sur les origines et l'histoire de cette
région fascinante qu'est la Brenne. Lorsqu'il a été
projeté d'ouvrir à Mézières-en-Brenne
un musée d'histoire locale, dans les vieilles tours,
seuls témoins de ce que fut le château de la
seigneurie de Mézières, heureusement restaurées
par la municipalité, Jacqueline Tardivon a participé
avec enthousiasme et compétence à la création
de ce musée avec l'équipe rassemblée par
Jean-Louis Camus, maire de Mézièresen-Brenne,
conseiller général du département. Elle a
organisé personnellement une des salles et a prêté
quelques documents et objets de sa propre collection au musée,
ouvert avec succès en juin 1988. La commémoration
du bicentenaire de la Révolution approchant, Jacqueline
Tardivon, qui avait commencé la mise en forme de ses
nombreuses notes dans le but de publier une histoire de
Mézières-en-Brenne, a accepté d'envisager
la rédaction d'une monographie sur Mézières-en-Brenne
pendant la Révolution française, à la
demande de Bernard Royer, éditeur de plusieurs ouvrages
sur l'histoire du Berry. Ce projet a été
accueilli favorablement par la municipalité de
Mézières-enBrenne qui a accepté de
l'aider financièrement, marquant ainsi une fois encore
l'intérêt qu'elle porte au passé de sa
ville et à son patrimoine. Les habitants de
Mézières-en-Brenne, et tous les lecteurs de
cette étude de Jacqueline Tardivon, pourront découvrir
ce qui a changé à Mézières-en-Brenne,
comme dans le reste de la France, au cours de ces quinze
années de la Révolution, puis du Consulat. Si la
vie y fut moins troublée que dans les grandes villes et
surtout qu'à Paris, c'est un profond bouleversement
économique, politique et surtout social qui s'opère
graduellement au cours de ces années, après
lesquelles la France ne sera plus la même. A
Mézières-en-Brenne, la physionomie de la petite
ville, sa configuration géographique et sociale, seront
bouleversées par la vente des biens du marquisat et par
le démantèlement du château, symbole du
pouvoir seigneurial. Ce bouleversement est l'oeuvre de la
dernière héritière et propriétaire
de la terre de Mézières-enBrenne, Madame de la
Trémouille-Talmont, qui vendit par lots successifs
toutes ses propriétés du marquisat de
Mézières-en-Brenne, pendant le Consulat. Ce
n'est donc que quelques années après la
Révolution, que survinrent à Mézières-en-Brenne
les bouleversements qui ont conditionné le
développement futur de la petite ville.
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