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Issoudun à la fin de l'Ancien Régime

Philippe Werth

12 €uros




Philippe Werth, 1983,

128 pages, format 16x24,

ISBN : 978-2-918352-14-3


 

Au XVIIIe siècle, la gloire, la fortune, la puissance et la beauté de la vieille cité médiévale étaient depuis longtemps déjà domaine du passé, cependant Issoudun était toujours la deuxième ville du Berry. L'auteur en dresse un décor complet : description de la ville forte, ses rues, ses faubourgs, ses monuments religieux, ses foires et ses marchés, son baillage, son grenier à sel, ses industries, ....

L'étude se poursuit par l'aspect social. La population issoldunoise, formée en grande partie de ruraux, de semi-ruraux et de petits artisans et boutiquiers restait repliée sur elle-même. On n'y trouve aucun de ces hommes nouveaux qui préfiguraient le XIXe siècle. L'autarcie dominait l'économie et la vie de la cité. L'auteur en tient principalement pour cause le déclin d'Issoudun.

Cette monographie urbaine s'achève par l'étude de l'administration et de la gestion financière de la ville. En effet, Issoudun comme toutes les villes d'Ancien Régime possédait des biens, des ressources, un budget, une administration « élue » et de solides privilèges fiscaux et juridiques.

Philippe Werth est né à Issoudun en 1959. Il est le petit-fils du Docteur Ballanger dont les vieux Issoldunois gardent le souvenir d'un médecin dévoué pour qui le « serment d'Hippocrate » n'était pas de vaines paroles, et le petit-fils de l'écrivain Léon Werth, l'ami de Saint-Exupéry, celui auquel a été dédié « Le Petit Prince ». C'est dans le climat de cette double imprégnation que s'est passé l'enfance de Philippe Werth. Après des études à l'Ecole Michelet, au collège et au lycée Balzac à Issoudun, il s'inscrit à la Sorbonne où, en 1981, sous la direction de Daniel Roche, il soutint avec succès son mémoire de maîtrise d'où est tiré cet ouvrage.