|

Guénégaud,
2002, 416
pages, format 16x22 cm, ISBN
: 978-2-85023-110-0
|
|
L'auteur du livre, Pierre Robert
Serru, est né au Dorat où il a passé
toute son enfance. Il nous fait tout d'abord découvrir
Le Dorat à la fin de l'Ancien Régime avec ses
notables, gens cultivés, qui avaient épousé
les « Idées Nouvelles » et y avaient
installé une loge maçonnique . La
période révolutionnaire nous montre l'engouement
des habitants pour la nouvelle monarchie constitutionnelle,
nous suivons les volontaires de 1792, originaires des cantons
du Dorat et de Magnac, sous les drapeaux de la République.
Nous assistons aux luttes politiques qui opposent les jacobins
de Magnac aux Girondins du Dorat et au ralliement de la
population à Bonaparte. En
1814, au retour des Bourbons et des derniers émigrés,
nous participons à la grande fête organisée
en l'honneur de l'avènement de Louis XVIII par les
notables du Dorat, gens éminemment
pragmatiques. Parcourant
le XIXe siècle, nous sommes témoins des
révolutions de 1830 et 1848, du coup d'État du
prince-président Louis-Napoléon Bonaparte et de
la guerre de 1870. En 1871, nous accompagnons les volontaires
de Magnac et du Dorat à l'armée de la Loire. La
paix étant revenue, nous assistons à
l'instauration de la République et prenons part aux
festivités qui se sont déroulées à
l'occasion de cet événement. Nous
vivons ensuite trente années de querelles entre
royalistes et républicains, conservateurs et radicaux,
cléricaux et partisans de la laïcisation de
l'État. La
vie quotidienne au XIXe siècle occupe une grande partie
du livre : agriculture, foires, propriétaires et
métayers, patrons et ouvriers, travailleurs migrants,
mais aussi la vie culturelle et sportive : sociétés
et cercles de réflexion au Dorat, à Thiat, à
Droux. Les
habitants du Nord de la Haute-Vienne liront avec intérêt
cet ouvrage. Ils revivront deux siècles d'histoire
relatée avec beaucoup de détails pittoresques.
De nombreux lecteurs retrouveront leurs racines ainsi que leur
propre histoire familiale. Comme
le dit le maire du Dorat dans son avant-propos : « Sans
plus attendre, j'invite le lecteur à "dévorer"
cet ouvrage ».
|