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Editions
Royer, 2006
278
pages, format 15x22
ISBN
: 978-2-908670-98-1
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George
Sand fut peintre elle-même. L'étude de sa
production artistique révélera un talent
constant et une imagination des plus attachantes, mais ce
fut principalement la découverte de ses «
dendrites » qui conféra à son art une
particularité et une originalité singulières.
Les « dendrites », de technique simple faisant
surgir des formes végétales ou minérales
suggérées par le hasard, s'obtiennent après
la préparation d'un fond humide où sont
réparties des couches de couleur auxquelles on
rajoutait de l'eau. George Sand inter-venait alors au pinceau
et parfois au pouce entouré d'un chiffon puis plaquait
un carton ou une vitre qu'elle appuyait ensuite pour obtenir
un effet précisé et complété à
l'aquarelle au gré de son imagination. La peinture
fut aussi pour la romancière source d'inspiration au
sein de son expression littéraire. Les peintres
exercèrent, de même, une influence sur les écrits
de George Sand, dont la vie et l'œuvre attira tant les
peintres que les caricaturistes. L'admiration de la jeune
Aurore pour la peinture italienne fut encore renforcée
au cours de ses voyages en Italie. George Sand put alors y
découvrir les œuvres magistrales de Michel-Ange,
Titien, Raphaël et leurs influences. La romancière
se rendit également plusieurs fois aux Salons de
peinture parisiens, où elle put admirer les œuvres
de Corot, dont elle appréciait la finesse et la poésie.
Elle visita, en outre, les ateliers d'Horace Vernet et de
Delacroix ainsi que les musées du Louvre et du
Luxembourg où elle découvrit le Tintoret et
Rubens. Sa conscience intuitive et ses connaissances de
l'art pictural lui firent reconnaître le génie et
pressentir l'art à venir. George Sand côtoya
ainsi de nombreux peintres de son siècle : Eugène
Delacroix, la grande figure de la peinture romantique
française, Théodore Rousseau, chef de file de
l'École de Barbizon, mais aussi Eugène
Grandsire, Jules Dupré, Jules Véron, Charles
Jacque, les peintres « familiers » de Nohant :
Eugène Lambert, Alexandre Manceau et Léon
Villevielle, les graveurs Luigi Calamatta et Gustave Doré
ainsi qu'Eugène Fromentin, à la fois peintre
orientaliste et écrivain.
Docteur ès
Arts de l'université Paris-Sorbonne, peintre,
sculpteur, éprise de théâtre, Sophie
Martin-Dehaye, s'attache plus particulièrement,
aujourd'hui, à l'étude de la place des femmes
dans l'art. Sa thèse d'histoire de l'art, intitulée
George Sand et les milieux picturaux, dirigée par M.
Bruno Foucart, professeur à la Sorbonne, a été
récrite pour un public amateur et l'auteur nous en
livre ici une version remaniée et élargie.
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