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ROYER,
1995,
240
pages, format 16x22 cm
ISBN
: 978-2-908670-29-5
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Aux confins du Berry et du
Nivernais, le minerai local permettait la production de fers
réputés depuis l'antiquité, grâce
au charbon de bois des forêts voisines et au mouvement
des roues hydrauliques. Les flots de la Loire ont porté
des tonnes et des tonnes d'ancres et clous forgés, de
poutrelles et rails laminés, de colonnes de fonte
moulées... Qui les a fabriqués et comment
? D'audacieux maîtres de forges vont utiliser
résolument les potentialités nouvellement
offertes par la houille et la vapeur. Au cours du 19` siècle,
leurs innovations placeront cette région au premier
rang, lorsqu'ils importeront le savoir-faire
britannique. L'alliance des familles DUFAUD et CRAWSHAY
symbolisera l'adoption des techniques d'outre-manche, et le
mariage d'Émile MARTIN avec Constance DUFAUD sera
révélateur des relations qui unissaient, à
cette époque, le « grand capital » et les «
grands ingénieurs ». Le cadre rural, les
traditions, le milieu familial, les relations, l'argent, les
dispositions du pouvoir politique du moment, tout a son
importance, sans oublier la naissance de préoccupations
sociales en écho à la rudesse du travail et la
prise de conscience de la condition ouvrière.
A sept ans Annie Laurant
regardait, fascinée, le fer qui se déformait
dans le feu de forge d'un maréchal-ferrant... Puis,
accompagnant son père, elle pénétra avec
curiosité dans les ateliers de forges et de
taillanderie d'une vallée de l'Isère. Devenu
professeur, l'auteur enseigne les Sciences Physiques - y
compris un cours d'initiation à la métallurgie
entre 1975 et 1985 - au lycée technique Pierre-Émile
MARTIN à Bourges. Ce patronyme est devenu le fil
conducteur d'une patiente recherche qui fit découvrir à
l'auteur les liens entre la vocation sidérurgique
ancienne des confins du Berry et du Nivernais et l'avènement
de l'industrie lourde du vingtième siècle. Pour
comprendre la cohérence des idées et la volonté
d'entreprendre qui animaient ces lignées de maîtres
de forges, l'auteur a dû consulter de nombreuses pièces
d'archives, visiter les lieux et reconstituer la vie des
acteurs d'une industrie naissante. L'intérêt
manifesté par les personnes rencontrées - y
compris les descendants dont l'aide a été
précieuse - a soutenu des efforts de recherche
accomplis durant une dizaine d'années.
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